mardi 17 janvier 2012

Sur l'air de "La Madrague", de Brigitte Bardot

Trois, quatre !

♫ Dans un coin abandonné,
bananiers et rats crevés,
Qui l'eut cru gênent le dur labeur exigé,
Qui depuis est pourtant fait.
On a déplacé les racines,
Dans des poubelles en plastique,
Et c'est cool quand on pense à not' saison
Du soleil et des chansons.♫

Bravo, vous êtes vraiment des interprètes géniaux ! Et nous des paroliers de talent, merci beaucoup.
Trêve de plaisanteries, ce couplet résume plutôt bien notre journée d'avant hier.


On a eu une journée chargée pour pouvoir avoir un "day off" le lendemain. Notre taff consistait à arracher, comme le dit la chanson, des racines de bananiers qui se trouvaient dans un coin de la cour de nos hôtes. Avant ça, Anne-Cath a déjà eu un peu de repassage à faire, histoire de commencer la journée dans de bonnes conditions. Mais, le repassage, c'était de la nioniotte comparée à ce qui nous attendait.

Les racines étaient bien ancrées dans le sol, il a fallu bêcher, gratter, labourer en plein caniard, c'était pas de la tarte. Et puis, une fois les racines enlevées, nous avons du bouger la terre en excès à l'aide de la brouette, pour remettre à niveau une partie du jardin. Il a aussi fallu composer avec la pelletée de rats morts qu'on trouve dans ce genre de recoins, et également avec la rencontre avec notre deuxième serpent. Serpent qui, on confirme, n'a rien d'un ver de terre.

Le soir, nous avions proposé à Jim et Anu de faire à manger. Aubergines farcies, pommes sautées et en dessert une bonne mousse au chocolat bien calorique. Jim, qui est un gros fan de béchamel a adoré le repas, et Anu s'est empressé de lécher le plat de mousse à l'aide de ses doigts. Mission accomplie: "You'are the devil, bloody french food" nous dit Jim en se massant le ventre...


Bref, une journée de boulot, sans trucs incroyables à raconter, mais de bons échanges avec la famille quand même.

lundi 16 janvier 2012

Les trucs chelous d'Australie: Episode 1


L'autre jour, en fouillant dans les placards de la famille qui nous héberge, je me suis rendu compte qu'il y avait des tonnes de condiments et sauces différentes. Et plein de trucs dont nous, français, ignorons complètement l'existence. Alors, je me suis dis que faire un sujet récurent sur le blog pour tester tous ces machins serait un fil rouge sympa pour découvrir la culture locale.


Aujourd'hui, on s'intéresse au plus célèbre des trucs à tartiner ici bas, à savoir la Vegemite. Crée en 1923, cette pâte à tartiner s'est démocratisée pendant la seconde guerre mondiale grâce à son intégration à la ration de combat des soldats. Selon les statistiques, 90% des Australiens en mangerait au moins une fois par jour.
Elle est principalement composée de levure de bière ultra concentrée, de couleur brune très foncée, et sa consistance est proche du nutella. D'ailleurs, la comparaison ne s’arrête pas là puisque les australiens en mange de la même façon que nous nous gavons de la pâte de Ferrero. Ils l'étalent sur des tartines de pain, parfois beurrées, et les enquillent à la chaine.

Nous, on a voulu essayer aussi mais par prudence, on a préféré tremper le bout d'une cuillère à café. Résultat: C'est dégueulasse. Mais vraiment hein. C'est légèrement salé, et le gout se rapproche d'avantage du Viandox que de la pâte à tartiner sucrée et gourmande. Anne Cath a dû se rincer la bouche dans l'évier tellement c'était infâme, alors que Fred a pris sur lui pour faire bonne figure.


Note:


dimanche 15 janvier 2012

Sydney m'était conté !


Première sortie dans Sydney aujourd'hui ! On a établi un plan de bataille, une stratégie de visite, alors impossible de rater quelque chose. Enfin bon, on procèdera par quartiers chaque jour, histoire de pas courir, puisqu'on devrait être dans le coin encore un mois.

Le boulot du jour, c'était d'arroser le jardin au jet d'eau. Coup de bol, vers 3h du mat' il a plu "cats and dogs", alors on a pas eu à le faire, et on a pu directement décoller prendre le train une fois le petit dej' englouti.
On a pris les transports avec l'autre couple de français qui est à la recherche d'un 4x4 avant de reprendre la route.

Dans Sydney, il y a une rue remplie à craquer de Backpackers, les auberges de jeunesse locales. Et le meilleur moyen de racheter un véhicule pour vadrouiller, c'est de consulter les annonces dans ces Backpackers. Car ici sont déposées toutes les offres des routards voulant revendre leur break, van ou autre 4x4 avant de quitter le pays. Les prix sont souvent super intéressants et plus la date du départ des anciens propios approche, plus on peut négocier. Nous ne recherchons pas encore vraiment mais au moins, on a vu qu'on pouvait trouver sans problème un break dans notre budget, voire même un van équipé si on se démerde bien.


Fin de matinée, on part dans notre coin, en direction de woolloomooloo wharf, le plus ancien dock de Sydney au nom imprononçable, qui a été reconverti en hôtel de luxe. Sur la route, on croise un couple de mariés en train de poser pour leurs photos de groupe, devant un diner au bord du port militaire. Raaaah, Anne-Cath fond, on reste un peu devant le couple histoire de gouter à leur bonheur. Et puis les mariages à l’américaine avec garçons et demoiselles d'honneur sapés en accord, nous on adore ça.

On se dirige ensuite vers le jardin botanique en bord de mer, mais le ciel qui était couvert s'est peu à peu levé, et Anne Cath souffre vraiment de la lumière. Et comme on a pas pris les lunettes de soleil, s'attendant à une journée de grisaille, elle se chope un mal de crane qui risque de gâcher la journée si on continue selon notre programme. Plan B, on improvise et on se dirige vers la city, histoire de se promener dans les rues de Sydney.

L'architecture est vraiment chouette, à mi-chemin entre une métropole Américaine pour les gratte-ciel, et les petites rues londoniennes pour certains bâtiments de peu d'étages. Les vieux building sont parfois reconvertis en centre commercial, à l'image du Victoria Queen Building, ou en musée comme le Barracks Museum.
Mais ce sont les nombreux parcs qu'on a vraiment aimé dans cette balade. Qu'il s'agisse du Botanic Park, du Chinese Park ou bien encore de Hyde Park, ils sont tous ultra propres, vastes, et super animés.

 On est également allé visiter le Darling Harbour, un port transformé en lieu de divertissement, avec un énorme cinéma IMAX 3D, un centre d'exposition, et une tonne de restau et bar. D'ailleurs, on doit aller voir dans ce coin là un concert de rockabilly ce jeudi, donc c'est bon d'avoir repéré les lieux :D

On a terminé la journée par une halte glace dans Hyde Park. D'ailleurs, Fred va lancer une pétition pour que soient importés les Magnum chocolat avec des petits bouts de biscuit croquant sur l'extérieur. On compte sur vous pour signer et militer !

Hyde Park est vraiment chouette, on comprend pourquoi il y a autant de mariés qui viennent y tourner leur clip de mariage et faire leurs photos. D'ailleurs, on a pas résister, on a encore mitrailler les couples, et on s'est même payer le culot d'aller demander sa carte au caméraman.

On retournera très bientôt à Sydney pour voir l'opéra que nous n'avons pas encore approcher, et pour traverser le fameux pont juste à coté. Mais pour le moment, on est rincés, on rentre chez Jim et Anu, qui nous ont préparé un super repas. Une sorte de poulet coco aux épices, avec en prime un long poil brin et frisé dans l'assiette d'Anne-Cath. Quant on vous dit que les voyages s'acharnent à la faire rentrer ;D

samedi 14 janvier 2012

Crêpes, bobos et grosses frayeurs


Aujourd'hui, le fils de Jim, notre hôte, vient manger avec sa femme et ses deux enfants, et c'est de la folie ! On va manger des "crep's", parce que les Australiens, ils sont fans des "crep's". Mais du genre complètement accrocs aux "crep's", surtout si elles sont faites avec de la "betchameul".
Le couple de français qui est avec nous dans la famille a déjà cuisiné des ficelles picardes, et Jim, Anu et la famille de son fils Christian en sont tombés raides dingues.

Avant ça, on doit cuisiner les tomates cueillies l'avant veille pour les mettre au congélateur. La cocote restera toute la journée sur le réchaud à gaz sur la terrasse. Bilan: Des tomates toujours aussi pleines de jus et 4 bombonnes de gaz de camping foutues à la poubelle. Échec.

L'après midi, Jim nous conseille d'aller faire un circuit de promenade qui longe la rivière derrière chez lui, ça ne nous a pris qu'une petite heure mais on aura vu de jolis coin et un premier aperçu du traumatisme que vous tous en France avaient fait subir à la pauvre ankat: Au moindre bruit, à la moindre mouche, elle sursaute et hurle en croyant avoir à faire à une araignée suceuse de sang ou autre serpent mortel. :D

Retour à la maison et préparation du diner. Et là, c'est le drame.
En épluchant une pomme, Ankat se cisaille la moitié de l'ongle du pouce gauche... Pas de bol, il fallait utiliser l'économe ultra tranchant dans le sens inverse de celui français. On apprend tout doucement qu'ici tout fonctionne à l'envers...
Heureusement, Anu est médecin et après quelques piqures anesthésiantes, elle ôtera le bout d'ongle qui pendouille et emballera le membre blessé dans du sparadrap.

Le soir, le repas est vraiment cool, l'ambiance agréable, et on goute au vin rouge Australien pour la première fois.

vendredi 13 janvier 2012

Premier Jour de Labeur




La nuit n'a pas été de tout repos. Déjà, parce qu'à cause du décalage horaire, on a pas vraiment conscience que c'est la nuit. Et puis, notre chambre étant située un peu à l’extérieur de la maison, sur la terrasse, on entend tout un tas de bruits de bestioles qu'on a pas l'habitude d'entendre, et qu'on arrive pas à identifier. Du coup, c'est un peu la flippe au moindre caquetement...
Surtout, le soleil se lève super tôt, et vers 6h la lumière est suffisamment forte pour vous empêcher de roupiller.

Ce matin, on a eu notre première "mission" de la part de notre hôte, Jim, qui est quelques jours en convalescence à la maison à la suite d'une chirurgie esthétique. Notre job du jour consiste à ceuilir des tomates, trier les rouges et les vertes et enfin d'arracher les plants.
Les tomates rouges seront réduites à feu doux dans une cocote puis congéler dans le but de faire des sauces, et les vertes seront réduites en compote bizarre dont le nom nous échappe pour l'instant.
Nous devons bosser environ 4h par jour en échange du gite et du couvert, mais comme dit Jim "No Worries, just relax."  Le jardin est assez vaste, bien qu'un peu bordélique. Ici les tomates poussent dans tous les sens, par dessous les courgettes, les citrouilles et les pommes de terre sont paumées au milieu de tout ça. Du coup, c'est pas évident pour nous de retrouver ce qu'on cherche. Mais le boulot a bien avancé. Il y a aussi des poules, pour avoir des œufs frais le matin, et des ruches qui produisent du miel super bon.

On fait une pause au bout de 2h histoire d'éviter la grosse chaleur du midi, et c'est pendant ce laps de temps
que sont arrivés les deux autres français qui dorment pour une semaine chez Jim et Anu. Le truc marrant, c'est qu'à 22000km de la maison, il s'est révélé que ce couple habite Beauvais et qu'ils ont fait leurs études dans le même IUT que Fred. Bref, rencontrer des têtes connues à l'autre bout du monde confirme bien l'adage "le monde est petit".

L'après midi, c'est ramassage de pomme de terre, et l'occasion de croiser notre premier serpent. Enfin bon, Jim nous soutient qu'il s'agit d'un ver de terre, mais de cette taille, on nous la fait pas. Nous sommes allés nous promener un peu dans les environs après, et on a pu faire nos premières courses en supermarché. De l'anti moustique, un litre de crème solaire (Ici le soleil ne déconne pas, alors les Australiens emploient les grands moyens.) et ce genre de trucs.

Petit repas pépère le soir, dans le jardin, autour de bruschettas aux tomates fraiches, de purée faite des patates cueillies la journée, et de Schnuzle. Sous ce terme à consonance teuton se cache en faite de simples escalopes de dinde panées, mais cuites dans 3cm d'huile et généreusement saupoudrées de parmesan. Super diététique quand on sait qu'Anu nous en avait préparé plus de 5 chacun...

Un petit thé, et au lit, car demain on aimerait ne pas se lever trop tard et profiter de bosser avant la grosse chaleur.

jeudi 12 janvier 2012

We are in Oz !

 

Et crac, en moins de temps qu'il n'en faut pour faire prononcer "apopathodiaphulatophobie" à un bègue, on est arrivés à Sydney. Parce qu'on aime les chiffres, le trajet Paris-Sydney, c'est 22h de vol, 1 escale de 3h à Singapour, 6 films regardés, 7 plateaux repas engloutis, 3 bébés énervés qui hurlent à la mort, 500gr de M&M's dévorés et 10 files d'attente dignes de d'eurodisney à la douane Australienne.
Pour les détails, laissez nous vous raconter rapidement comment ça s'est passé.

Mardi 10 - 6:00.
On se lève la tête un peu en vrac chez notre hôte de la nuit, avec l'impression de pas avoir vu l'heure du départ arriver. Direction Gare du Nord à 7:00 pour choper un rer B jusque Charles de Gaule, où l'enregistrement des bagages commence vers 8h30. Bon, on a déjà procédé au check-in en ligne, donc pas de panique, et pas de mauvaise surprise, puisque qu'on a bien les sièges situés dans l'allée centrale, dans une rangée du milieu vide, repérée sur le plan au moment de choisir. Pouvoir s'affaler de tout son long sur 4 sièges, ça n'a pas de prix!

Mardi 10 - 9:40.
C'est le moment de dire au revoir à Maurice qui nous a accompagné gentiment et nous a offert le petit dej'. On se rend compte du nombre impressionnant de jeunes qui partent pour la même destination en comptant les litres de larmes versées par les parents dans le hall de l'aéroport. Marrant.

Mardi 10 - 11:00.
A l'heure, le Boeing A380 quitte la piste de décollage et nous voilà partis en direction de Singapour! Autant dire que la qualité du service n'a rien à voir avec tout ce qu'on a déjà pu connaitre dans nos précédents voyage. Singapour Airlines, c'est la classe américaine par les orientaux. Des encas super bons, un personnel de bord vachement attentionné et un écran incrusté dans le siège de devant qui permet de mater des films, séries et de jouer à des petits jeux un peu pourris mais marrant quand même. Fred a même fini le clone de doom dans lequel on peut pas marcher sur le coté.

Mercredi 11 - 6:15 Heure de Singapour
Ça y est, on atterrit à Singapour et on sait déjà qu'on va devoir tuer le temps pendant 2h. On a pas forcément le temps de sortir visiter la ville donc on reste au sein de l'aéroport, à bouquiner et à surfer sur le net.

Mercredi 11 - 9:40 Heure de Singapour
On décolle cette fois-ci dans un modèle d'avion vachement plus petit. Moins de place pour les jambes, l'écran du siège de devant est un peu naze et la place qu'on a n'est pas du tout avantageuse... On essaye quand même de somnoler malgré tout, Fred devant Sunset Boulevard, et Anne-Cath devant un navet avec Brad Pitt. Le personnel est un peu relou, les plats beaucoup moins bons. On apprécie l'effort du Boeuf pimenté pour le petit dej accompagné de café.

Mercredi 11 - 20:45 Heure de Sydney
On atterrit enfin à Sydney, et avant de récupérer les bagages, il faut faire la queue pendant trois quart d'heure dans une file d'attente digne d'Eurodisney. Une fois les sacs chargés au dos, on s'engouffre dans le métro de Sydney, qui s'avèrera hors de prix lorsqu'on le prend à l'aéroport: 32 Dollars Australiens (26€ environ) pour quelques malheureuses stations... Arrivés à la sortie de la gare de Riverwood, Anu, notre hôte à Sydney nous récupère en voiture. La vache, il est déjà presque 23h, et on a à peine le temps de faire le tour de la maison et de rencontrer Jim qu'elle file déjà au lit. Le temps de prendre une douche, et de rassurer la famille par un petit SMS et un appel Skype, et nous tombons aussi dans les bras de morphée.

Un petit lien pour voir les photos, que je n'arrive pas à intégrer en galerie pour le moment.
https://plus.google.com/photos/111275153608508283071/albums/5696581787921966673?authkey=CMSvv4Kpr9vAPQ

Demain, première journée de boulot pour Jim et Anu, nos hôtes, et premières impressions de jour sur la banlieue de Sydney !

Ankat & Fred

jeudi 5 janvier 2012

Dernière Ligne Droite.


Ça y est. On y est. On est en Australie. Enfin presque.
Parce que même s'il nous restait quelques jours avant de décoller pour Sydney, on est déjà un peu partis. On a quitté la Picardie où nous étions pendant  une semaine suite à notre déménagement, et nous voilà de retour sur Paris, pour dire au revoir aux amis et faire la fête une dernière fois. Plusieurs fois même.

On est un peu comme des SDF, avec nos deux sacs à dos, qui contiennent toutes nos affaires pour les huit prochains mois. Et ça fait trois jours que ça dure, trois jours pendant lesquels on a vécu à 100 à l'heure, entre concerts, restaus, projections de notre dernier clip, rencards de potes, virées dans Paris, on a pas vu le temps passer.



Et là, on est en train de siroter le dernier digestif Français avant de s'endormir pour notre dernière nuit Française sur le dernier canapé Francais avec nos derniers potes Français avant le départ...

Demain, 11h, on décollera pour notre rendez-vous avec les kangourous, qu'on a pas le moins du monde envie de manquer...

A très bientôt, pour nos premières impressions sur Sydney !

Ankat & Fred.