samedi 19 mai 2012

Brisbane, the city of the big mollets...


...because on y marche beaucoup.

Arrivés ce dimanche à Brisbane à 13h, après quelques heures de bus à partir de Byron Bay, on contacte par sms notre hôte pour savoir comment rejoindre leur maison.

On recherche depuis un mois et demi à être logé sur Brisbane, mais le système qu'on utilise depuis le début, le HelpX, ne fonctionne pas cette fois-ci: Peu de personnes nous ont répondu, et les quelques retours que nous avons eu ont été négatifs... Alors, on s'est repliés vers une solution de secours: Le couchsurfing. On a ainsi trouvé cette colocation à 5km du centre de Brisbane où Carmen, la fille inscrite sur le site web, a bien voulu nous héberger pour une poignée de jours.

On se renseigne donc auprès d'un chauffeur de bus à la sortie de la gare routière afin de savoir quelle ligne utiliser pour se rendre dans Vulture Street. "Pas de soucis les gars, montez, je vous dépose au bon arrêt pour choper votre bus, et ne vous embêtez pas à payer: C'est un tour gratuit !" nous dit-il.
Super sympa, il nous dépose effectivement dans la rue où on doit récupéré le bon bus cette fois ci. On monte dans celui-ci quelques minutes plus tard, et on commence à discuter avec le gros barbu de chauffeur pendant le trajet. Au bout d'un moment, Fred lui demande s'il connait l'arret le plus proche de l'adresse donnée par Carmen. Et là, c'est le drame ! Vulture Street est une énorme rue de plus de 5km, et lui ne dessert que la partie Ouest, et non la partie Est. Mais, là où on est sur le cul, c'est qu'il nous propose de nous déposer DEVANT le domicile de Carmen. Il a fini son service et n'a rien de spécial à faire, ça lui fait plaisir qu'il dit.

C'est donc dans un bus rien que pour nous qu'on arrive peu après dans cette maison accolée à une église Baptiste. En effet, la maison que louent nos hôtes se trouve être en réalité un ancien bâtiment utilisé par les religieux et qui a été converti en habitation. Pas banal. On découvre donc les personnes de cette colocation un peu attique. Composée principalement de gays, lesbiennes et de bisexuelles, elle n'en est pas moins super accueillante. Tous nous mettent de suite à l'aise et nous font vraiment sentir comme chez nous.

Lundi, c'est la journée découverte de la ville avec comme à notre habitude le Lonely Planet entre les pattes. On commence par rejoindre la rive Sud de la Brisbane River (ouais, ils se sont pas foulés pour lui donner un nom), pour découvrir les SouthBank Parklands. Ces parcs gratuits de plus 17hectares de verdures sont parsemés d'arbres tropicaux, de coins d'ombres, d'arches et d'aires de pique-nique gratuites. C'est un endroit magnifique où on est complètement déconnectés de la ville qui pourtant grouille en arrière plan, sur l'autre rive. Le clou du spectacle, c'est la Streets Beach, une plage artificielle énorme qui permet de se poser sur le sable en pleine ville et de se rafraichir dans le bassin artificiel sous la surveillance de sauveteurs en mer. On est directement conquis par l'endroit, et on ne doute pas qu'on y reviendra souvent pendant notre semaine ici.

On fait un rapide détour par le Suncorp Plazza, un théâtre plein air qui diffuse des retranscriptions sportives la plupart du temps, mais aussi des pièces de théâtre et des cours de swing à la fin de chaque mois. Y'a pas à dire, niveau culture ils sont gâtés ici.

La balade continue jusque la grande roue de Brisbane, qui est aussi vide que jolie. A priori, ici, c'est un gros flop et les Brisbanais (on sait pas trop comment les appeler) aiment rire de ce truc inutile qui traine sur les berges de la ville. On arrive alors devant le musée d'art contemporain, devant lequel on ne fait que passer puisque notre hôte Carmen, qui écrit des chroniques d'art pour un journal local, nous a promis de nous y emmener dans les prochains jours. Chic.

On traverse la Brisbane River et on se retrouve alors dans le CBD. A notre droite se dresse l'Ancien Treasury Building, l'un des plus beaux bâtiments de la ville. Ici a été proclamée la fédération de l'Australie en tant que pays à part entière en 1901. Maintenant, le bâtiment a été vendu et reconverti en un bien moins glamour casino tout illuminé de rouge la nuit. C'est quand même idiot de vendre de superbes édifices publics tels que celui-ci on trouve. Même sort pour le Land Administration Building juste à coté qui a été transformé en un hotel 5 étoiles par les gérants du même casino. Bouh!

Arrivés à l’hôtel de ville, c'est la déception: Il est fermé pour rénovation depuis Décembre 2011 et on ne pourra ni voir l'exposition retraçant l'histoire de la ville et encore moins monter dans l'horloge pour profiter de la vue sur la ville. On se consolera en allant voir le Anzac Square, un petit parc érigé en hommage aux soldats morts pour la patrie lors des deux grandes guerres.

Un peu plus loin, on découvre la superbe poste de Brisbane, toujours cette fois-ci exploitée dans sa vocation originelle. On suit ensuite une ruelle qui nous amène à la cathédrale de Brisbane, qui, si elle n'a rien à voir niveau grandeur avec nos édifices, se révèle être sympa comme tout à visiter.

Après un petit kilomètre, voilà que se dresse la Parlement House, qu'il nous sera impossible de visiter seuls. Il faudrait pour cela attendre le prochain tour organisé mais on a pas trop le courage de rester ici pendant 45 min à ne rien faire. On se dirige donc vers le Botanic Garden, bien moins impressionnant que celui de Melbourne, et surtout moins fleuri en raison de la saison automnale. Petite pause casse-dalle, et on rentre tranquillou à la colocation.

Le lendemain, on va profiter du temps incroyablement beau et chaud pour se dorer la pillule sur la Streets Beach de Southbank. On vous avait dit qu'on aller y revenir cette semaine.
L'eau de la piscine est super froide, sans doute à cause des températures nocturnes que le soleil de la journée ne parvient pas à réchauffer. Pourtant, il fait chaud dans l'air, et on ne se gène pas pour aller piquer une tête!
En rentrant, Carmen nous propose de nous emmener avec son petit ami au sommet du Mont Coot-Tha à 7km au Sud Ouest de la ville. Ici se trouve un énorme parc Naturel qu'on aura malheureusement pas l'occasion de visiter. Le nom de celui-ci provient du mot aborigène Ku-Ta, qui signifie "miel", et qui fait référence à l'utilisation au miel produit par les abeilles sans dards et récolté par les aborigènes. Enfin, tout ça on le voit pas de nuit, et on se contente de jouir de la vue que propose le mont, en essayant tant bien que mal de faire des photos de nuit sans trépied.

Mercredi, c'est balade dans le quartier des antiquaires de Brisbane. Notamment au Wolloongabba Antiques Center. Ce hangar énorme regroupe plus de 70 magasins d'antiquités et vintage, et on flâne toute l'aprem dans les rangées, complètement hallucinés des prix incroyablement bas des objets. Il y a même un salon de coiffure rétro et un salon de thé à l'intérieur. Un endroit magique pour nous, mieux qu'un musée, et on regrette de pas pouvoir remplir un container de toutes les choses géniales qu'on a vu afin de meubler notre futur appart.

Jeudi, on décolle à 11h30 accompagnés de Carmen pour une visite des musées d'art contemporains de la ville. Enfin, "marathon" aurait été plus approprié pour la journée qu'on a passé. On a passé notre temps à essayer de tenir la cadence infernale imposée par Carmen, qui finalement n'avait pas l'air si intéressée par les expos que ça. Alors à la fin de la journée, on était, et c'est peu de le dire, rincés. En plus d'avoir tout fait à pied, nous sommes allés avant de rentrer voir une projection d'un documentaire sur un chanteur transexuel d'un groupe Anglais dont on avait jamais entendu parlé. Carmen nous a proposé de l'accompagner et on était curieux de voir ça. Mais bon, c'était pas vraiment notre tasse de thé, un peu trop provoc' et "arty" pour qu'on ait vraiment envie de faire l'effort de comprendre. Retour à la maison sur le coup des 20h, lessivés. Repas rapide, série télé sur l'ordinateur et extinction des feux. Bonne nuit les petits.

Vendredi et Samedi, c'est glandouille toute la journée: On retourne se poser sur la plage artificielle, on lit, on fait des sudokus et surtout, on lave notre linge en prévision de notre départ Dimanche matin.

En conclusion, Brisbane, c'est notre gros coup de cœur: La ville est super agréable à vivre, les gens sont ultras cools et ouverts. Quelqu'un qui visite la cote Est de l'Australie ne peut pas faire l'impasse sur cette ville. On ne compte pas le nombre de fois où on s'est regardé en se disant : 'wouaw, t'imagines un peu si on s’installait là, on pourrait faire ci, faire ça." Bref, elle arrive directement au top de nos villes préférés ici bas !

mercredi 16 mai 2012

Byron Bay: premiers émois sur la côte Est

 

Ça y est, on a enfilé les sacs à dos et Anu nous a déposé à la gare pour nous rendre à la gare routière de Sydney où notre bus décolle dans quelques heures. On profite du temps sur Sydney pour faire un tour rapide au marché de Paddy, le temple des bidules chinois à bas prix. Parce que sur la route il va nous falloir une montre pour ne pas avoir à laisser le téléphone allumé 24/24h et risquer de ne plus avoir de batterie au moment opportun. On opte donc pour superbe ballon de foot porte clef à 5 dollars. Trop top.

La compagnie de bus qu'on a choisi, PREMIERS, est étrangement peu connue des backpackers, qui lui préfèrent la plus connue Greyhound. Pourquoi, on ne sait pas trop, car le trajet est moins cher et propose grosso modo les mêmes prestations.
Petit diner dans un restau viêt et on monte dans le bus, solidement équipés de nos duvets pour les 14h de bus à venir.

Finalement, on ne verra pas trop le temps passé, car malgré quelques arrêts en pleine nuit au milieu de nulle part, on aura pu dormir une grosse partie du trajet. On débarque à Byron Bay à 8h30 du matin et on commence par chercher où planter la tente ce soir. Deux options: le camping sauvage au risque de se faire réveiller en pleine nuit par la police (il est interdit de camper dans les parcs nationaux hors des sites payants), ou alors de chercher un camping pas trop cher.

On se dit que le mieux à faire c'est de laisser les sacs à l'office du tourisme et de visiter le phare de la ville, en espérant trouver un coin peinard pour la nuit au passage. La marche est longue, quelque 6km, mais la vue en vaut la peine. On arrive au sommet du mont pour voir ce superbe phare de 1801, le plus puissant d’Australie et surtout le plus à l'est du pays.

On revient tranquillou en ville par un sentier sacrement escarpe où on tombe sur un portefeuille contenant pas mal d'argent en liquide. On jette un œil à gauche, un œil à droite, et on se demande ce qu'on en fait... Finalement, on rencontre un kilomètre plus loin la petite dame ayant égaré l'objet, à qui on le remet avec tout son contenu. Que voulez vous, on est honnêtes! Espérons que cela paiera à l'avenir.

Retour donc à l'office du tourisme où la dame nous indique un camping pas très loin faisant une promo, 12,5 dollars par jours et par personne. En plus, c'est une "easy walk" (une marche aisée) pour s'y rendre qu'elle nous dit. Parfait, on ira donc la bas!

En fait, une easy walk, dans la tête de la nana de l'office du tourisme, c'est 4 bornes sous le caniar avec 25kg de matériel sur le dos chacun. Nous, on trouve que ça ressemble plus à un entraînement de la légion qu'à une easy walk non?

Bref, après presque une heure et quart, on arrive sur place et on peut enfin se poser. L'avantage c'est qu'une fois la tente montée, elle l'est pour les trois prochains jours et qu'on peut laisser nos affaires ici pour se promener. Le repas du soir est économique: des gâteaux aperos et deux tartines de rillettes de thon, parce qu'on surveille d'avantage notre budget que notre ligne.


Notre première nuit nous a permis de mettre à l'épreuve les duvets qu'on trimballe depuis le début, dans les conditions de nuit d'automne en plein air: il fait à peine 12°c dehors quand le soleil se couche, et on est bien contents finalement d'avoir emporter ces duvets costauds pour nous tenir au chaud!

Le lendemain, on décide de profiter de la ville et de ces immenses plages de sable blanc. Ici, la vie est vraiment à la cool, les surfeurs se promènent pied nus dans la ville et de vieux hippies trainent les rues. Mais, rassurez vous, le tout a bien été récupéré par la société de consommation: les enseignes de marque de surf, les restaurants de luxe et autres boutiques à touristes ont submergé cette charmante bourgade.

On passe les deux jours suivants affalés sur la plage, sous un superbe ciel bleu à simplement profiter du temps. On avait pas encore fait ça depuis le début de notre aventure et ça fait un bien fou. La, on a enfin le sentiment d'être en vacances :-)

 A 10h15, on grimpe dans le bus qui nous emmène vers notre prochaine étape: Brisbane !

mercredi 9 mai 2012

Allez min fiou, on va din ch'nord !

 

Quelques jours de plus sans nouvelles sur le blog. Désolé. Mais on vous avez prévenus, étant sur Sydney, il ne se passe pas grand chose. Rassurez-vous, aujourd'hui on ré-enfile le sac à dos et on repart à l'aventure.

Jim et Anu sont rentrés dimanche matin, vers 8h, et on a donc passé les deux jours d'avant à briquer la maison de fond en comble, à désherber le jardin et nettoyer les extérieurs. Car on avait vraiment envie qu'ils voient qu'ils peuvent nous faire confiance. On pense qu'ils étaient contents, vue les remerciements qu'ils nous ont adressé tout au long de la journée.
Le dimanche midi, ils ont invité l'autre fils d'Anu, Christian, ainsi que sa femme et ses enfants à prendre un chouette brunch sur la terrasse de la maison. Fromage, toast, charcuterie, salade et un tas de trucs auxquels on a pas l'habitude en tant que Francais pour le petit dej'.
Mais c'est vraiment agréable, l'ambiance est super, au point qu'on est pas irrité par le tour de vérification qu'Anu fait après le repas. "Oh, vous avez pas cueillis les haricots. Ah, les plantes de la terrasse sont sèches. Bla bla bla"
On commence à connaitre un peu son caractère et sa manie de ne pas supporter l'inactivité, on va pas se froisser pour si peu.

Lundi, nous sommes montés sur Sydney pour aller chercher le pass de bus qui va nous permettre de visiter les 2700km de cote jusque la ville de Cairns. C'est pas donné, quelques 300 dollars par personne, mais le pass va nous permettre de nous arrêter autant de fois que l'on veut sur le trajet pour voir un max de trucs. Certes, nous n'aurons pas la liberté qu'offre une voiture, mais en même temps, on aura pas non plus tous les inconvénients qui y sont liés. (voir épisodes précédents)
Nous sommes allés la semaine dernière chez Big W, le supermarché qui vends un tas de trucs pas chers, pour nous procurer une petite tente et un matelas gonflable. L'expérience de la Grèce il y a quelques années nous a montré qu'il faut assurer le couchage pour profiter vraiment d'un trip en sac à dos. Quitte à se charger de quelques kilos en plus.

Mardi, nous avons accompagné Jimbo à la fabrique, pour lui filer un coup de main afin de remplir une commande de porte-étiquettes en métal qu'il fabrique à la main et qu'il revend à des grossistes. 3000 pliages de fil de fer plus tard, Jim nous file 80 dollars pour nous remercier du coup de main. Il dit que ça facilitera un peu le voyage, et nous, on est super heureux. Quelque part, en tant qu’hôte de HelpX, rien ne l'oblige à nous payer. Il est cool Jimbo !

Et voilà, nous sommes Mercredi et on vient de boucler nos sac à dos avec difficulté. Parce qu'on s'allège temporairement de la moitié de nos affaires, histoire d'être "un peu" plus à l'aise sur la route. Malgré tout, les deux sacs à dos sont pleins à craquer, les duvets accrochés sur les cotés et la tente qui pendouille à l'arrière. On verra bien comment se passeront les premières nuits.

Pour le programme, on a prévu de faire du camping sur les premiers jours, avant d'arriver à Brisbane où nous seront hébergés chez une fille qu'on a contacté sur le site de CouchSurfing: Le principe est d'être hébergés gratuitement, sans contrepartie. Il faudra seulement faire notre propre nourriture et un brin de causette avec nos hotes. Vachement plus convivial qu'une auberge de jeunesse où s'entassent tous les routards Français.

On postera au plus tard des nouvelles à notre arrivé à Brisbane le 13 Mai, donc d'ici là, portez-vous bien !


PS: On vous avez promis deux vidéos de roller derby dans le précédents post, malheureusement, la vidéo refuse de se mettre en ligne, que ce soit sur youtube ou sur flickr...

mercredi 2 mai 2012

Oui, on est toujours là

 

Oulalala, plus de 15 jours sans avoir posté sur le blog. La page d’accueil de celui-ci commence à sentir la poussière et des toiles d’araignée grimpent le long des cadres des images. Désolé, on se laisse vivre.

Parce qu'on se doutait bien que le mois d'Avril passé chez Jim et Anu à garder leur maison serait une parenthèse dans l'aventure qu'on vit en Australie. Attendez, on a pas dit qu'on regrettait d'être ici, mais si nous sommes revenu sur Sydney c'est pour renflouer un peu le compte bancaire avant de reprendre la route en direction du Nord et de la Gold Coast.

Alors, à quoi ressemble une de nos journées type? Déjà, on commence par se lever vers 10h, sans trop se presser. Petit déjeuner en terrasse quand le soleil est là, sinon, on reste à l'intérieur. Car l'Automne est désormais bien installé en Australie, et la région de Sydney souffre d'une petite baisse de température à laquelle on a du mal à s'habituer. Rien de bien méchant, mais les journées ensoleillées peinent à faire monter le mercure au dessus de 23°C. C'est tout à fait raisonnable nous direz-vous, mais le soir, on frissonne un peu quand le soleil se couche. Donc, une fois le petit déjeuner englouti, c'est le moment de faire chauffer les ordis portables. Fred se met au développement du site pour l'ami de la famille italienne de Mildura, et Anne-Cath passe une grande partie de ses journées à planifier notre futur itinéraire, l'autre partie de ses journées à faire du ménage et à entretenir la maison. Et Fred refuse de l'avouer: Ça n'a rien d'une configuration de couple macho :D Quand bien même Anne-Cath lui prépare des cafés sur commande... Dans l'aprem, histoire de profiter un peu de la journée, on prend les deux chiens, Pookie et Issy pour une petite balade au bord de la rivière. Le soir, on se fait un petit feu dans la cheminée et on se regarde un petit film sur la télé du salon.

De temps en temps, heureusement, on prend le train pour Sydney histoire de se rendre dans des évènements. Samedi dernier, on est ainsi allé à une compétition de Roller Derby au parc Olympique de Sydney. L'occasion pour nous de découvrir ce sport qui cartonne ici et qui fait son apparition en France depuis quelques années.

ROLLER DERBY, Kézako ? Très populaire dans les années 50-60, ce sport a perdu petit à petit l’intérêt des foules au fil du temps, pour ne réapparaitre au Texas au début des années 2000. Il consiste à faire s'affronter sur une piste ovale deux équipes de filles sur des rollers quad. Dans chaque équipe, on trouve une Jammeuse, qui porte une étoile sur le casque. Le but de cette jameuse est de dépasser les membres de l'équipe adverse sur le circuit, et de faire gagner des points à son équipe pour chaque concurrent doublé. Bien entendu, chaque équipe empêche la jammeuse adverse de passer et cherche à ouvrir la voie à sa propre jammeuse. Les filles ont le droit et même l'obligation de jouer des coudes pour parvenir à leurs fins. Enfin, façon de parler, car il est interdit de donner des coups de coudes ou d'utiliser les mains pour déséquilibrer les adversaires. Chaque round, ou jam, dure 2 minutes, à la fin duquel l'équipe a trente secondes pour changer sa composition avant de se relancer sur la piste. Un match dure une heure.
 C'est donc deux matchs entre équipes de Sydney qu'on a eu l'occasion de regarder ce Samedi. Et autant vous dire qu'on a adoré cette ambiance un peu rock'n roll qu'on a trouvé dans le gymnase Olympique: Les filles ne se prennent pas au sérieux, s'affublent de pseudonymes guerriers et jouent des coudes dans une ambiance vraiment bon esprit. Ici, même si le sport est violent, personne ne cherche réellement à faire mal, et les participants conservent un esprit courtois et bon enfant.

Un peu plus tard dans la semaine, nous sommes allés dans le quartier de Surry Hills pour voir jouer notre pote Pat Cappocci, qui jouait dans une formation Jazz/Blues avec son contrebassiste. Le concert avait lieu dans un restaurant un peu chicos, et on s'est vite retrouvé comme deux idiots debout à l'entrée de la salle. L'ambiance était d'avantage au diner accompagné de musique qu'à la soirée rock'n roll : Pas de place pour danser, pas de tables libres pour se poser boire une bière, et la totalité du restaurant déjà réservé pour d'autres soirées privées. Finalement, on sera resté à peine trois-quart d'heures, avant de rentrer, déçu de n'avoir pas vraiment pu profiter du groupe.

Et voilà à peu près tout ce que nous avons fait de sympa sur ces deux dernière semaines. Du reste, la collocation avec le fils d'Anu se passe de mieux en mieux: Il socialise un peu plus avec nous et va même cuisiner pour nous ce soir! Une grande première ! De là à ce qu'il commande chez Pizza Hut, on ne serait pas vraiment étonné.

On a hâte désormais de recevoir le premier versement pour le travail effectué par Fred sur le site Web, et de prendre le bus pour le Nord, avec pour objectif Cairns et la Grande Barrière de Corail.

En extrabeat-bonus, deux petites vidéos pour rendre compte de l'ambiance dans le parc Olympique:

samedi 14 avril 2012

Comme à la maison

 

Alors que Jim et Anu doivent décoller dans quelques heures, on se fait un petit dej' tranquillement sur la terrasse. Anu nous dit qu'elle nous montrera ce que nous devons faire dans la matinée avant de partir pour l'aéroport. Pas de quoi se presser, nous on lave la voiture en prévision de la vente.

Et puis, d'un coup, c'est la panique. Branle bas de combat ! Jim court dans tous les sens, Anu hurle dans la maison, on comprend pas trop ce qui se passe. Ils arrivent comme des malades chargés de leurs valises, en se prenant la tête: "Puisque je te dis que l'avion est à 13h05!!!" "Mais arrête de dire n'importe quoi, c'est 15h05!" Et ainsi de suite. En moins de dix minutes, ils sont partis, sans qu'on ait le temps de leur demander comment s'occuper de la maison. Si vraiment l'avion est à 13h05, ils ont moins de 25minutes pour aller à l'aéroport, enregistrer les bagages, passer la douane et monter dans l'avion... Mission impossible.

C'est donc sans surprise qu'ils reviennent deux heures plus tard, avec des billets pour l'avion du lendemain... Ils ont donc bel et bien manqués celui de 13h05. Au moins, on aura le temps de nous montrer qu'on doit juste nourrir les chook-chooks (les poules comme on dit dans l'argot Australien), ramasser les œufs le matin, arroser le jardin de temps en temps, cueillir les légumes et nourrir les chiens. C'est tout.

Le lendemain, pas de faux départ, Jim et Anu sont cette fois bels et bien à l'heure, ils chopent leur avion pour Los Angeles et nous voilà seuls. Enfin, quand on dit seuls, c'est une expression: Finalement, leur idiot de fils est de retour, celui là même qui avait été plus ou moins mis à la porte au mois de Janvier. Il faut savoir que Daniel, le fils en question, a 28ans comme nous, qu'il n'a jamais travaillé de sa vie, et que sa mère lui donne 1000dollars d'argent de poche par mois pour ses sorties et dépenses persos. Alors quand en plus de ça, il ne prend même pas la peine de s'assoir à table avec nous, qu'il se contente de remplir son assiette pour manger dans sa chambre et nous ramener sa vaisselle sale, vous comprenez qu'on aime pas trop ce lascar.
En plus de Daniel, Yvonne, une des Allemandes du mois de Janvier est également présente, et ne quittera la maison que le 26 Avril en direction de la Nouvelle Zélande. Alors, on a beau être conscient que Jim ne savait pas que les deux seraient présents, mais on se demande un peu pourquoi il a fait appel à nous si tôt si quelqu'un était également présent dans la maison.

Enfin, on va pas se plaindre, on est logé, presque nourris (dans la limite de ce qu'il reste au congel et dans les placards) et blanchis gratuitement. Donc, on en profite quand même pour bouger un peu.

Elvis nous fait des siennes depuis que nous sommes arrivés à Sydney, comme s'il sentait qu'on avait mis sa peau à vendre sur le site d'annonce Gumtree... Un jour, la batterie tombe à plat alors qu'on est parti voir un ami de Jim pour un éventuel boulot, le lendemain on tombe à court de liquide de direction assistée, bref, on sent qu'il n'est pas content. Mais, on ne perd pas espoir, car ce Mardi, des nénettes viennent pour visiter la voiture. Elles sont emballées, et après un rapide tour du véhicule lancent les négociations. Elles en veulent plus de la moitié du prix qu'on en demande. Bref, c'est pas sérieux, et on leur dit de faire une nouvelle proposition ce soir par sms. Après quelques échanges, on arrive à en tirer 3000 dollars, ce qui fait qu'on aura au final perdu que les frais de réparations dessus, et qu'on aura récupéré le prix d'achat plus l'équipement. Pas mécontents nous sommes, une fois qu'on a les billets en poche le lendemain.

La bonne humeur est vite atténuée par un coup de fil des deux filles deux heures plus tard: La voiture refuse de démarrer, la batterie est à plat... Foutu Elvis, jamais tu nous lâcheras ! Finalement, Fred les embobine et leur dit de tenter de démarrer avec des câbles. Comme elles ne rappellent pas après, on en conclu que "pas de nouvelles, bonne nouvelle".

Le soir, on décide de fêter ça à la projection d'un documentaire sur le célèbre tatoueur des années 40-50, Sailor Jerry. Notre pote Pat Cappoci, le chanteur de Katoomba qui joue aussi ce soir, nous a mis sur la liste et on se dit que ça devrait être une bonne soirée. On était loin d'imaginer à quel point ! Car Sailor Jerry est désormais aussi une marque de Rhum épicé, qui sponsorise cette soirée. Donc, ce soir, c'est Rhum à volonté et hot dogs à volonté, concert rockabilly, tatoueurs traditionnels, concours de bras de fer et autres réjouissances, le tout pour pas un rond ! Petite dédicasse à momo, qui aurait sans doute apprécié pouvoir se jeter des ti-punch à l'oeil toute la soirée.
La soirée est géniale, on rencontre encore un tas de personnes extra, et on se félicite d'avoir pensé à prévenir Pat à l'avance qui nous a permis d'entrer dans cette soirée privée.

Le reste de la semaine se déroule sans accrocs, Fred bosse la journée sur le projet de site web du pote de la famille de Mildura, il devrait toucher la moitié du paiement dans quelques semaines et cela nous permettra de remonter un peu les finances.

samedi 7 avril 2012

... et salut Sydney !

 

Vraiment difficile de quitter notre famille de cœur rencontrée à Mildura. On a pleuré comme des chochottes au moment du départ, en se faisant la promesse de tout faire pour se revoir avant notre retour en France.

Nous quittons donc Mildura sur le coup de 15h, direction l'Est pour quelques 1100km de route. On sait très bien que nous ne roulerons pas beaucoup aujourd'hui, et on planifie de s'arrêter le soir au bord de la Murrumbidgee River, qui marque la frontière entre l'état du Victoria et du New South Wales. Sur la route, on se rend compte que les vastes inondations qui ont touché le Nord Est et l'Est du pays ont fait pas mal de dégâts sur les routes, et beaucoup de champs restent encore bien noyés sous la flotte.
Ce qui nous empêche d'ailleurs d'emprunter les chemins de terre censés nous amener au bord de la rivière dans les emplacements pour la nuit... Le jour décline de plus en plus (ici, on a reculé d'une heure la semaine dernière et le soleil se couche désormais à 18h30), il faut vite trouver un endroit où s'arrêter... On stoppe donc sur une aire de repos le long de la route, et on commence à préparer à manger. Quand tout à coup, horreur! Des dizaines et des dizaines de moustiques se ruent sur nous, n'ayant que faire de notre repulsif pourtant aspergé sans retenue! On avale notre steak sans l'apprecier vraiment, on court se réfugier dans les bras d'ELVIS, et on se met le film London Boulevard sur l'ordinateur, histoire de pas se coucher à 18h30...

Réveil à 8h après la pire nuit en voiture depuis notre départ. Impossible d'aérer en ouvrant les fenêtres, les moustiques devenants comme fous et tentant de percer la moustiquaire dans un mélange de bruit de réacteur d'avion et de batteur électrique. Ajoutons à ça des poids lourds démoulants à toute allure à 3m de la voiture et vous comprendrez alors aisément pourquoi on avait la tête pâté le matin. Pas le temps de prendre un petit dej, l'escadrille des suceurs de sang nous tombe dessus à peine les portières ouvertes. On préfère reprendre la route et s'arrêter plus loin dans la ville de Narrandera. Une petite tournée de pancakes et une visite au mémorial de l'escadrille de la seconde guerre mondiale locale, et on reprend le volant.

La route est chiante comme la pluie, on se pose enfin sur le coup des 16h près d'un lac formé par le barrage de coarca. C'est super joli, y'a des barbecues gratos et cette fois ci on dort comme des bébés.

La route du lendemain est l'occasion de découvrir la station radio catho qui diffuse de la musique chrétienne toute la journée. "i touch heaven" façon Christina Aguilera ou encore "Alleluia to the lord" à la sauce ska 60's, ces mecs ont compris comment captiver les jeunes oreilles.

On trace au travers des Blue Mountains, jusqu'à Katoomba, où on fait un premier arrêt. Souvenez vous, on y était venu en train au mois de janvier pour un festival Rock'n Roll, sans prendre le temps de visiter les alentours. On se rattrape cette fois ci par une chouette randonnée d'une heure, et de nombreux panoramas vertigineux.

On roule ensuite direction Sydney, en prenant l'autoroute qu'on pensait gratuite. Manque de bol, elle ne l'est pas du tout et le paiement par cash a été désactivé depuis quelques mois. On passe sous le portique censé faire bipper le badge que les australiens ont dans leur voiture, tout en sachant qu'on va se manger une amende de plus. Et oui, c'est mal, on le sait, mais on a paye aucune des amendes qu'on a pu prendre pour stationnement jusqu'à présent. Ouuuh les renégats!

Arrivée enfin à 16h chez Jim et Anu pour reprendre nos marques dans cette maison maison où on a déjà passé quelques semaines. On a l'impression que ça fait des années, et là on prend la mesure du temps élastique dans ce genre de voyage...

Dans deux jours, ils partent pour un mois de croisière dans les Caraïbes, et la maison sera rien qu'à nous.

lundi 2 avril 2012

Au revoir Mildura...

 

 C'est avec un petit pincement au cœur qu'on quittera ce midi la famille dans laquelle nous sommes restés quelques deux semaines et demis. Après une semaine de plus dans la famille de Joe et Rosa, on doit reprendre la route vers Sydney pour garder la maison de Jim et Anu. Rapide retour sur ces derniers jours.

Cette semaine a encore été riche en rencontre et calories ingurgités. Car si vous ne le saviez pas, les italiens aiment la bonne bouffe, et surtout, ils aiment la partager avec des gens.

Alors, Lundi, on commence par recevoir la sœur de Rosa, son mari, ses deux enfants et le petit ami de leur fille, Sammy. Sammy tient un salon de coiffure en centre ville, avec la nièce de Rosa. Ils ont tout juste 22 ans et 21 ans et sont déjà propriétaires de leur propre salon, ça calme. Il faut savoir qu'ici en Australie, le gouvernement offre des aides assez conséquentes pour lancer son business, à condition que le dossier soit viable. Tout comme pour l'achat d'une première maison, pour laquelle l'aide peut monter juste que 20 000 dollars.
La soirée est super sympa, en plus c'est la demi finale de My Kitchen Rules, l'émission de téléréalité culinaire qui rassemble des millions d'Australiens devant leur poste chaque soir. Joe nous expliquera que l'engouement populaire pour ce type d'émission est très récent, et que les Australiens ne découvrent les plaisirs de la cuisine que depuis quelques années.

Mardi, ce sont les deux patrons de Joe accompagnés de leurs femmes qui viennent diner à la maison, et Rosa a préparé des spécialités Italiennes pour le repas, ainsi qu'un tiramisu à tomber en dessert (reste tout de même que celui d'Anne Cath demeure le préféré de Fred ) Les deux couples sont supers sympas,on passe une super soirée, et l'un des deux patrons nous invitent à manger barbecue chez eux Samedi soir.

Le reste de la semaine n'est pas très mouvementé, on arrive à se caler une petite séance de sport chaque matin,, histoire d'éliminer tous les excès que l'on peut ingérer, tout en regardant un film sur le vidéoprojecteur HD. Vous devriez essayer, y'a rien de mieux pour motiver. Bon, les films choisis ne sont pas dignes d'oscars, donc on a ingurgité une incroyable quantité de comédies romantiques foireuses, mais ce sont les seuls DVD qui possèdent des sous titres chez Joe et Rosa.

Samedi soir, arrive donc la soirée chez Steff, le boss de Joe. La maison est encore une fois IMMENSE, avec un nombre de pièces énormes, un jardin de presque un hectare et des équipements Hifi dans tous les sens. On se régale d'une monstrueuse pièce de bœuf, sauce au bleu et aux crevettes: Un délice ! Pour clôturer un tel repas, on enfile un maillot de bain prêté par Steff et on se laisse mijoter deux heures dans leur jacuzzi à 37,5°c, tout en sirotant une petite liqueur. Et là, on se dit qu'on est quand même de sacrés veinards...

Dimanche, les amis de Joe et Rosa qui passent parfois utiliser la machine à trier les olives de ces derniers nous invitent à un barbecue Australien. On enchaine encore une fois avec un repas gargantuesque, on débat autant que notre anglais le permet avec le fils de la famille après qu'il nous ait montré sa collection d'armes à feu. Dans sa tête, les USA sont le plus beau pays du monde, parce qu'on peut se balader avec un flingue à la ceinture pour sa propre défense... Difficile d'argumenter quand on a pas tout le vocabulaire, mais on échange pas mal, et même s'il ne change pas de point de vue, ça reste une personne vraiment agréable. La fille de la famille est photographe pro pour le journal local, c'est l'occasion pour Fred de papoter technique avec celle-ci et de montrer mutuellement son boulot.

On pense sérieusement à surveiller mieux notre alimentation sur Sydney, car à ce train là, on va prendre 15 kilos chacun.
PS: pas certain d'être en mesure de poster les photos avant qu'on parte, alors soyez patients, elles arriveront en même temps que nous à Sydney dans quelques jours!